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Mix énergétique pluriel et diversifié : la preuve par les faits

19 / 10 / 2018

 

Dans le cadre des études qu'elle mène régulièrement, Coénove a réalisé l'analyse des appels de puissance toutes énergies en France (hors mobilité) entre le 1er avril 2017 et le 30 mars 2018. Celle-ci nous livre plusieurs enseignements : 
 

   - notre mix énergétique est résolument thermosensible et varie dans un rapport de 1 à 4 entre l'hiver et l'été
   - c'est bien grâce à la seule complémentarité entre les énergies qu'il a été possible de répondre aux appels de puissance sans coupure sur l'année écoulée
   - par rapport aux besoins globaux, l'électricité - sous toutes ses formes, nucléaire & renouvelable - n'a répondu qu'à 30% des besoins d'appel de puissance
   - le recours aux énergies thermiques, dont le gaz, apporte un concours indispensable au passage de la pointe hivernale et plus largement à la sécurité d'approvisionnement du pays

 

Sur les deux hivers qui viennent de s’écouler, c’est bien grâce à la complémentarité entre les énergies, et notamment la contribution importante du gaz, qu’il a été possible de répondre aux besoins de puissance et de passer ces périodes de pointe sans coupure.
Tout scénario d’électrification massive des usages dans le bâtiment ne présente aucune garantie de réponse à cet accroissement de la thermo-sensibilité, même avec des hypothèses de massification de la rénovation énergétique.
À l’échelle du quinquennat, mais également à plus long terme, la France aura toujours besoin d’énergies puissantes, rapidement disponibles et stockables, comme le gaz mais un gaz qui devient renouvelable et dont la consommation se réduit.
 
Baisser les consommations en amplifiant les efforts d’efficacité énergétique
 
La filière gaz est résolument engagée dans la diminution par 2 d’ici 2050 des consommations dans le bâtiment. Pour atteindre cette baisse et corrélativement celle des émissions de CO2, la maîtrise de la demande, le développement de l’efficacité énergétique des équipements mais également l’éveil des consciences sont impératifs !
A titre d’exemple, le renouvellement d’ici 2030 de l’ensemble du parc actuel de chaudières gaz par des chaudières à condensation permettrait rapidement, par ce seul geste, un gain de plus de 30% des consommations et donc des émissions.
Couplé à l’isolation des combles, c’est alors 50% d’économies qui sont à portée de mains. Un enjeu d’autant plus important que les chaudières à condensation ne représentent qu’à peine 25% du parc existant.
 
Décarboner le mix énergétique
 
Vue sa place dans le mix énergétique, le gaz porte une responsabilité importante dans la décarbonation des énergies en France. Via la méthanisation aujourd’hui et demain au travers de la pyrogazéification de la biomasse ou encore du power-to-gas, le gaz passe au vert.
Si l’objectif d’une production de 8 térawattheures de gaz renouvelable en 2023 tel que le prévoit l’actuelle Programmation Pluriannuelle de l’Energie est sur de bons rails, il faut désormais asseoir cette trajectoire en soutenant une action politique volontariste pour le développement des gaz renouvelables.
 

"Les révisions de La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie, Stratégie Nationale Bas Carbone ne doivent écarter aucune solution, ni oublier la voie de la raison" nous dit en conclusion Bernard Aulagne, Président de Coenove