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L’hydrogène, vecteur indispensable au verdissement du gaz

12 / 04 / 2018
 

Relever les enjeux climatiques, réussir la transition énergétique, c’est faire preuve d’innovation, de conviction et de ténacité pour aller vers un nouveau modèle énergétique, plus renouvelable, plus décentralisé au cœur des territoires … C’est aussi refuser les idées toute faites, rejeter les certitudes dans lesquelles voudraient nous enfermer les tenants de l’énergie miracle, celle qui répond à toutes les questions par un simple coup de baguette magique, l’énergie du « tout-quelque chose » …

 

Mais l’avenir n’est pas au « tout-quelque chose », qu’il soit nucléaire ou électrique, l’avenir de notre pays, de notre planète est à un mix énergétique pluriel et diversifié, donnant à chaque énergie la place qui lui revient en fonction de ses atouts, mais aussi de ses limites pour répondre à ce seul objectif : assurer la sécurité d’approvisionnement, dans une logique de plus en plus décarbonée et dans des conditions économiques acceptables pour la collectivité comme pour le particulier.

 

L’analyse du mix énergétique actuel de notre pays souligne la place incontournable du gaz, sa contribution décisive à la sécurité d’approvisionnement du pays les jours les plus tendus : un exemple : aux jours les plus froids, il a couvert près de 45% de la puissance nécessaire pour satisfaire les besoins du pays, tous usages, toutes énergies.

 

L’enjeu est maintenant de verdir ce gaz, ce qui va contribuer automatiquement à la décarbonation de notre mix énergétique. Cela tombe bien : l’ADEME vient de publier une étude explorant les conditions de faisabilité technico-économique d’un système gazier en 2050 basé à 100% sur du gaz renouvelable : les potentiels sont là, les filières sont prêtes à se mobiliser, il appartient aux pouvoirs publics d’exprimer clairement leur volonté de les accompagner dans la durée.

 

Si le développement de la méthanisation est bien la première pierre de l’édifice, le vecteur hydrogène a un rôle clé à jouer dans les années futures, soit directement dans les équipements (piles à combustible), soit en étant injecté dans les réseaux de gaz, directement ou après méthanation. Dans cette logique de complémentarité qui doit désormais prévaloir, le Power to Gaz apporte une solution fiable pour utiliser efficacement l’excédent de production des EnR électriques et leur stockage dans le réseau gaz.