Actualités

2018, les signaux passent au vert pour la méthanisation !

29 / 01 / 2018

 

En fin d’année dernière, le Président Macron avait mis en avant la méthanisation, une filière porteuse d’avenir pour la profession agricole, mais également pour le développement des territoires.

 

Depuis lors, les signaux positifs s’enchainent pour cette filière qui reste certes majoritairement portée par le monde agricole, mais dont les bénéfices, également appelés externalités positives, dépassent la sphère paysanne.

 

En effet, au-delà de produire de l’énergie renouvelable et d’apporter un soutien financier réel à la filière agricole française mise en difficulté ces dernières années, ces unités implantées localement sont une solution de choix au traitement des déchets organiques des territoires, qu’ils soient issus des collectivités (déchets ménagers) ou encore des industries agro-alimentaires.

 

De plus, le retour au sol du digestat, en fin de procédé, procure un amendement de qualité qui se substitue aux engrais chimiques qui auraient été utilisés sinon. La boucle est ainsi bouclée et la méthanisation s’inscrit pleinement dans la logique d’économie circulaire dans laquelle nos déchets d’hier deviennent nos ressources de demain.

 

Avec tous ces avantages, au premier rang desquels la production de gaz renouvelable contribuant à la décarbonation de notre mix énergétique, il est tout simplement logique que le Ministre Nicolas Hulot ait intégré la méthanisation dans son plan de libération des EnR, au même titre que l’éolien ou le photovoltaïque. Enfin, il est reconnu que les EnR ne sont pas qu’électriques … !

La volonté du Ministère ? Que ces groupes de travail dédiés aient rendu leur copie fin février en dressant des mesures très concrètes permettant de booster le développement des EnR et d’intégrer leurs conclusions dans la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) dont les travaux de révision sont en cours pour aboutir en fin d’année sur un document cadre pour la période 2023-2028.

 

Un calendrier très resserré donc, notamment pour le GT méthanisation dont la 1ère réunion se tiendra le 1er février. Invitée à contribuer à ce groupe présidé par Sébastien Lecornu, Coénove a tout naturellement répondu positivement à cette demande et ne manquera pas de porter des  propositions constructives sur le développement du biométhane, au 1er rang desquelles  la nécessité de rehausser significativement les objectifs de gaz renouvelables dans la PPE.

 

« La décarbonisation de notre mix énergétique passe notamment par la décarbonisation du gaz. La méthanisation en est la première brique et les projets actuellement dans la file d’attente des opérateurs de réseaux nous montrent que les 8 TWh inscrits dans la PPE pour 2023 sont d’ores et déjà réalistes. A partir de là, il est cohérent, au regard des potentiels dans les territoires, des maturités des filières et de la volonté affichée par les Pouvoirs Publics de viser 30% de gaz renouvelable en 2030 » rappelle Bernard Aulagne, Président de Coénove.