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Avis de l’ADEME sur les modes de chauffage dans l’habitat individuel : pertinence de la complémentarité des énergies

29 / 01 / 2015
certificat d'énergie, filière gaz, transition énergétique, énergie, actualité

Dans cet avis "Modes de chauffage dans l’habitat individuel", l’ADEME se prononce clairement pour la complémentarité des énergies, cheval de bataille de l’association Coénove : que ce soit dans le neuf ou dans l’existant, les systèmes faisant appel à des énergies renouvelables ou combinant énergies fossiles et renouvelables doivent être davantage utilisés pour atteindre les objectifs climatiques et énergétiques nationaux.

 

Dans ses recommandations, l’ADEME rappelle au passage que la RT2012 n’impose aucune technologie de chauffage. Quelle que soit l’énergie utilisée, l’exigence porte uniquement sur le niveau de consommation d’énergie primaire à ne pas dépasser, soit 50 kWh/m²/an en moyenne pour les usages chauffage, eau chaude, auxiliaires, éclairage et climatisation.

 

L’ADEME recommande notamment, dans les bâtiments neufs soumis à la RT 2012, de développer des systèmes de petite puissance, multi-usages et multi énergies. Dans ce cadre, l’agence encourage donc les systèmes utilisant plusieurs énergies (systèmes hybrides ou bi-énergie) compatibles avec des réseaux intelligents, telle la chaudière hybride. En outre, elle rappelle que dans le neuf, les chaudières à condensation font partie des modes de chauffage les plus intéressants économiquement.
 
Dans l’existant, l’avis indique que « dans les logements où les besoins en chauffage sont importants, les énergies renouvelables pour le chauffage sont intéressantes d’un point de vue économique ». L’enjeu identifié est  en outre celui du développement « des systèmes pouvant être modulés pour s’adapter à une diminution des besoins de chauffage du bâtiment dans le cadre d’une démarche de rénovation progressive ». Parmi les systèmes modulables étudiés, l’agence note que « les chaudières à condensation gaz sont aujourd’hui les systèmes de chauffage les plus intéressants économiquement ».
 
Sur le plan environnemental, l’avis attire l’attention sur la très grande variabilité des émissions de CO2 de l’énergie électrique en fonction notamment des moyens de production utilisés : ainsi, en hiver, l’électricité utilisée pour le chauffage est fortement carbonée, de l’ordre de 500 à 600 g CO2/kWh en approche marginale, en raison de la mobilisation de tous les moyens de production.
 
Le remplacement des chaudières vétustes par des chaudières performantes gaz, comme les chaudières à condensation, permet effectivement de réaliser  des économies d’énergie qui peuvent atteindre 30 %. C’est une technologie maîtrisée, largement développée chez nos voisins. Or, aujourd’hui en France, elle représente à peine 20 % du parc de chaudières gaz installées. Des économies substantielles sont donc encore largement à portée de main.