« De l’énergie finale à l’énergie primaire » : quel coefficient de conversion pour l’électricité ?

La filière électrique tente de remettre en cause le coefficient de conversion de l’électricité, qui lui est d’après elle, défavorable (voir « énergie primaire ou énergie finale »). Pourtant, avec un coefficient conventionnel de 2,58, la France se situe dans la moyenne européenne (2,5), bien que son mix énergétique soit aujourd’hui plutôt proche d’un coefficient 3.

Pourquoi un coefficient de conversion ?

L'électricité n’est pas naturellement disponible dans la nature, comme d’autres sources d’énergie. Elle doit donc être produite en transformant une ressource naturelle (uranium, gaz, fioul charbon, vent, énergie lumineuse). Cette production consomme elle-même de l’énergie, de même que son transport sur le lieu d’utilisation.

Pour calculer cette « perte », il faut multiplier l’unité d’énergie finale (celle qui arrive à l’utilisateur) par un coefficient qui prend en compte toute l’énergie consommée pour produire et transporter cette énergie finale.

Conventionnellement, le coefficient de conversion de l'électricité en France est de 2,58 (il est de 1 pour le gaz naturel). C’est-à-dire qu’on considère qu’il faut 2.58 kWh d’énergie primaire pour produire 1 kWh d’énergie électrique finale.

Un coefficient largement sous-évalué en France

Pour comparer les performances énergétiques des systèmes de chauffage, de climatisation ou de production d’eau chaude, il est nécessaire de comparer le volume d’énergie primaire consommé par chacun de ces systèmes.

Pour cela, il faut utiliser un coefficient de conversion qui transforme l’énergie électrique consommée en énergie primaire. Comme indiqué plus haut, ce coefficient est conventionnellement de 2.58 en France.

Toutefois, ce coefficient est en réalité aujourd’hui plus proche de 3, compte-tenu d’un outil de production national essentiellement nucléaire, dont le rendement est inférieur aux centrales thermiques classiques.

Bien entendu, ce coefficient de conversion de l’électricité devra évoluer pour tenir compte de l’évolution du mix de production électrique en France et du rythme de développement de la part des EnR, conformément aux objectifs de la loi de transition énergétique pour une croissance verte du 17 août 2015.